• Disneyland Paris à l'épreuve du mensonge : RECALE

     

     

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    A voir sur le blog de Cyril Lazaro

     

    Voici la suite et la fin des aventure de notre jeune breton. J'aurais pu faire durer le plaisir plus longtemps, mais comme à chaque fois que je parle d'un dossier, il en arrive un autre pire que le précédent, je ne sais pas jusqu'où ira cette descente aux enfers sur les dessous pas très chics d'une grande entreprise qui se veut citoyenne.

    Voici donc le dernier volet de cette trilogie dont vous pouvez retrouver les épisodes précédents sur les articles suivants :

    Disneyland Paris : pour 10 euros, un salarié est licencié pour faute grave

    Disneyland Paris : Philippe Gas visionnaire!

    A noter qu'aucun syndicat de Disneyland Paris n'a véritablement pris en charge ce dossier, alors que le salarié a contacté la CGT, la CFDT, la CFTC et FO.

    Tous les syndicats ont répondu aux abonnés absents pour des raisons diverses et variées sur ce dossier, face à une Direction qui doit se marrer de plus en plus vis à vis de l'impuissance chronique ou voulue des organisations syndicales.

    C'est donc bibi qui s'y colle une fois de plus, délégué suppléant avec 0 heure de délégation, à qui l'on essaye régulièrement d'empêcher de parler aux salariés sous prétexte que je n'ai pas d'heure de délégation, ce qui est tout de même un comble puisqu'à l'arrivée je suis le seul qui monte au front et qui dénonce tout haut ce que tout le monde sait tout bas.

    Je rappellerai à la Direction que j'en suis arrivé au stade où je suis dans l'obligation de m'autocensurer, car je me retrouve à délivrer des informations avant même les organisations syndicales, ou à avoir entre les mains des éléments de plus en plus graves concernant les dysfonctionnements de notre entreprise.

    Après cette petite disgression, revenons au centre du sujet du jour, les aventures de notre jeune breton.

    Lorsque notre jeune homme m'avait confié qu'on avait refusé qu'il soit assisté à son entretien préalable à licenciement, j'ai aussitôt saisi la responsable des ressources humaines de son établissement, qui bien entendu m'a certifié que le salarié s'est présenté seul à cet entretien.

    Sachant par expérience que les salariés ont eux aussi parfois tendance à réécrire la réalité, je revois notre jeune breton et lui demande le nom du salarié qui l'a accompagné à l'entretien et n'a pas pu l'assister.

    Sans aucune gêne, et avec la spontanéité qui le caractérise, notre jeune breton me donne le nom du salarié.

    Je lui demande aussitôt s'il a son numéro de téléphone. Le jeune homme me dit oui et avant qu'il ait le temps de réagir je sors mon portable et lui dis de composer le numéro, ce qu'il fit sans hésitation.

    Je tombe alors sur un salarié qui confirme la totalité des faits tels que rapportés par notre jeune breton. Je demande au salarié s'il est prêt à faire une attestation, ce sur quoi il me répond qu'il n'y a aucun souci.

    Nous en arrivons donc à la conclusion que Disney n'a pas respecté la procédure du licenciement, et pire, Disney ment sur la lettre de licenciement qui commence par cette phrase : "Nous vous avons convoqué le 27 avril 2012 à mon bureau pour un entretien préalable à un éventuel licenciement auquel vous n'avez pas souhaité être accompagné."

    Afin que mes propos puissent être vérifiés et contrôlés, je publierai donc aujourd'hui la lettre de licenciement  pour faute grave, pour le vol présumé de 10 euros, et l'attestation du salarié qui démontre que la procédure du licenciement est entâchée d'irrégularité.

    Nous nous apercevons donc que le mensonge ne semble pas particulièrement gêner l'employeur, que naturellement il n'y aura aucune sanction prise contre le ou les menteurs, que le salarié restera licencié suite à des aveux dont nous connaissons bien les conditions dans lesquelles ils ont été obtenus.

    Ce dossier n'est pas anecdotique, mais emblèmatique de plusieurs dysfonctionnements majeurs au sein de l'entreprise, le scandale des malversations du Comité d'Entreprise n'étant qu'un épiphénomène d'un mode de gestion qui à mes yeux est totalement condamnable.

    Je ne publierai pas le jugement du tribunal de la composition pénale qui découle de ce qui se passe dans l'entreprise et qui a vu le salarié condamné à payer 300 euros de sa poche pour dommages et intérêts suite au vol présumé, mais je laisserai le lecteur seul juge pour apprécier les conditions dans lesquelles travaillent les salariés à Disneyland Paris, conditions que même les syndicats ne semblent plus vouloir combattre, autant dire que tous les abus sont désormais possibles.

    Mais rassurez-vous, c'était déjà le cas auparavant, ce modeste blog fourmille d'exemples et il est clair que puisque les syndicats eux-mêmes jettent l'éponge sur un dossier aussi simple que celui de notre jeune breton, il ne restera plus que ce modeste blog pour porter la voix des salariés en souffrance.

    J'en profite également pour dire à la Direction de l'entreprise que poursuivre dans cette voie conduit directement au mur, car il y aura toujours des Cyril LAZARO ou d'autres pour s'élever contre l'injustice, lorsque celle-ci est érigée en principe de droit.

    Ce que les salariés peuvent d'ores et déjà retenir, c'est qu'être soupçonné d'un vol de 10 euros, cela équivaut à un licenciement pour faute grave à Disneyland Paris, en revanche, voler des centaines de milliers d'euros au Comité d'Entreprise de Disneyland Paris, c'est l'impunité totale.

    Il faut dire que si on faisait la liste des petits avantages que s'octroye l'encadrement de l'entreprise... s'ils étaient virés pour 10 euros, il n'y aurait plus grand monde.

    C'est scandaleux et immoral, je sais, mais il n'en demeure pas moins que c'est la Vérité!

    Alors, à Disneyland Paris, le changement c'est quand?

    Amitiés à tous et à toutes

    Cyril LAZARO

     

     


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  • Commentaires

    1
    FAN
    Lundi 21 Mai 2012 à 11:48
    FAN

     Comme la femme qui avait "osé" prendre un ticket de réduction lorsqu'elle travaillait dans une grande surface!!!!!! C'est ainsi depuis que la monnaie existe!!!donc, depuis belle lurette!!avant la loi du talion ou autre sentence raffinée!!désormais, il y a le syndicat qui tente souvent en vain de régler les litiges !!!Hélas!!et le pire c'est les "boutiques" où il n'existe pas de syndicat!!! Moi connaître!!!!!!!! BISOUS FAN

    2
    Lundi 21 Mai 2012 à 16:20
    Adam

    Triste histoirepour ce jeune Breton et pour d'autres à Disney, à suivre sur le blog de Cyril. Tu y trouveras un tas d'infos et de bons conseils !!

    Bon courage FAN.

    Bises

    @dam

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