Pendant plus de deux ans, les institutions européennes ont négocié un nouveau modèle d’allocation des aides aux agriculteurs européens pour 2014-2020. La réforme rentre désormais dans sa phase finale… et le débat parlementaire s’est soldé, le 13 mars dernier, par une grande déception.
Pour les écologistes, les outils qui auraient le mieux permis d’amorcer une réelle transition écologique et de rendre plus équitable la distribution de ces subventions ont été abandonnés. Exit la rotation des cultures, exit aussi le plafonnement de l’aide à 100 000 euros.
Les grandes exploitations et la monoculture continueront à être largement soutenus au détriment des petites exploitations et de leurs emplois, d’une production proche des consommateurs et de la préservation des territoires et des paysages…
C’est au tour des Etats-membres de rentrer en piste et de négocier le texte définitif de cette réforme de la PAC -à laquelle les eurodéputés participaient en codécision pour la première fois.

Donc, les subventions iront aux plus gros céréaliers et autres " géants " de la culture intensive, gros consommateur de pesticides et engrais, car la monoculture épuise les sols, et ils s’en contre fichent, pour les petits paysans soucieux d’une vraie agriculture raisonnée, ce sera résister ou disparaitre. Les décideurs de Bruxelles, non élus par les peuples, montrent pour qui ils " roulent "….
Le problème ce ne sont pas les technocrates de Bruxelles cette fois-ci mais l’industrie de l’agro et des pesticides (soutenu par la
FNSEA) et consort qui ont bloqué toute évolution vers l’augmentation du 2ème pilier (environnement) qui était pourtant prévu dans la PAC.
Pour rappel il y a trois piliers dans la PAC et le but est (était) de réduire au maximum les aides au 1er pilier :
1/ l’amélioration de la compétitivité de l’agriculture et de sa multifonctionnalité (lié au volumes produits et aux hectares
possédés),
2/ promotion de la protection de l’environnement (lié à de nombreuses aides dont la Bio, la rotation des cultures, le maintient et
le replantage de haies,…)
3/ la participation au développement des territoires ruraux (maintient des petits agriculteurs et des circuits de
distributions locaux par exemple).
Un article publié par europeecologie.eu et relayé par SOS-planete