Triste anniversaire pour le Japon. Le 11 mars 2011, un séisme puis un tsunami avaient fait 19.000 morts et disparus dans la région du Tohoku, puis entraîné un accident nucléaire majeur à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Cette catastrophe a représenté le pire désastre pour le secteur depuis celle de Tchernobyl en Ukraine en 1986. Elle a entraîné le rejet massif de radiations et poussé quelque 160.000 personnes à abandonner leur domicile.

Documentaire de Kenichi Watanabe, pour Arte .
Un dérisoire dosimètre, aux carrefours ou accroché au cou des enfants, les rappelle sans cesse au monstre invisible et aux particules tueuses qu'ils tentent de retenir en disposant des bouteilles d'eau aux fenêtres. Dans la région de Fukushima, deux ans après, la vie ou du moins "l'existence" des habitants continue, en intégrant au quotidien la pollution radioactive. Au-delà du séisme et du tsunami, la catastrophe nucléaire a révélé les lézardes d'un système et sa criminelle arrogance. Et tous se souviennent avec effroi de la série d'erreurs et d'atermoiements qui a scellé leur destin, les politiques préférant "minimiser la situation au lieu de réduire les risques".