« Babugeri », Bansko (Bulgarie)
Animaux sauvages, épouvantails, diables ou masses informes en arbre ou en paille posées en pleine nature.... Le photographe Charles Fréger a passé en revue les hommes sauvages et leurs rituels archaïques.
Encore présentes un peu partout en Europe, ces étranges créatures intercèdent souvent entre morts et vivants, symbolisent la fertilité, attirent la clémence des esprits.
Dans les campagnes basques, finlandaises, sardes ou autrichiennes, ces troubadours, danseurs, musiciens ou simples villageois s’y réunissent pour célébrer des fêtes ancestrales.
« Juantramposo », Alsasua, Pays Basque (Espagne
« Schnappviecher », Tramin (Italie)
« Strohmann », Leipferdingen (Allemagne)
« Cerbul » (Cerf), Corlata (Roumanie)
« Burryman », Queensferry (Ecosse)
« Sauvage », Le Noirmont (Suisse)
« Caretos », Lazarim (Portugal)
Ne
trouvez-vous pas que ces bêtes humaines nous donnent une angoisse un peu sourde ?
Alors que penser de l'harma , lors de la fête du mouton au Maroc ?
Je suis plus rassuré par les personnages mi-oiseaux mi-papillons :

Sources : R89 (« Wilder Mann ou la figure du sauvage » de Charles
Fréger, éd. Thames & Hudson, avril 2012)